Cours 8 : le rayonnement du modèle Grec du VI°siècle au I°s avant JC.
Cours de Néguine Mattieux
Style dédalique = passage à la pierre
Crête : éclosion d’un nouvel art
- « Dame d’Auxerre » en 640 avjc
- Influence égyptienne
- Modèles qui apparaît de façon instante
- Lesquels donnent les schémas de construction (modèles pour toutes les régions)
- Koré : statut de femme vêtu
Mi - 6°siècle :
EXECLIASTE : artiste le plus important : 1 seule scène (corps noir sur fond doré) => iconographie autour des vins
Fin du 6° Siècle :
Corps rouge sur fond noir
Attention particulière aux corps
Scène de gymnastes/attitudes
Sujet principale : le corps humain
Période archaïque (IXe - VIe s.)
- 900 - 700 : Cratères à motifs géométriques Figurines terre cuite ou de bronze
- vers 800 : Ecriture grecque
- fin IX ou VIIIe s : Homère. Hésiode : La Théogonie. Les travaux et les Jours. Nouveaux dieux assimilés par les Grecs : Apollon, Aphrodite...apparition de la polis.
- 776 : Première Olympiade
- VII - VIe s : Expansion dans le bassin méditerranéen : Sicile, Grande-Grèce, Gaule, Espagne. : =>Style dorique, Céramique corinthienne
- VIe s : Emergence de Sparte et Athènes =>Kouros / Koré
- 594 : Législation de Solon =>Moschophore
- VIe s. - 561 : Troubles populaires Tyrannies; Pisistrate (continuateur de l'oeuvre de Solon) ---» favorise les classes populaires =>Céramique : Figures noires sur argile rouge.
- 507 : réformes de Clisthène ... Dieux orientaux : Hécate, Cybèle, Culte de Dionysos Mystères d'Eleusis. Panathénées.=>Figures rouges sur fond noir.
complément de cours :
Époque Archaïque
Deux mots caractérisent la civilisation de la Grèce archaïque: nomos (loi, législation), et agôn (combat, rivalité, procès); ces 2 concepts étant solidaires :
- La «loi», et notamment la législation écrite qui fait son apparition au 7e siècle, fournit un cadre aux conflits sociaux qui déchirent les cités.
- La «rivalite» est à la fois interne à la cité et extérieur, sous la forme de la guerre; celle-ci a d’abord des aspects rituels et sert d’épreuves aux groupes de jeunes gens; mais, en d’autres circonstances, elle engage le destin de toute une communauté
Nul doute que les hoplites recrutés, pour une part au moins, parmi les paysans aisés, aient joué un rôle déterminant dans l’élargissement du cadre civique et dans le développement d’un idéal égalitaire. La date la plus ancienne de l’histoire grecque proprement dite est celle de l’institution des concours olympiques (776 av. J.-C.). À Olympie, à Delphes, sur l’isthme de Corinthe, à Némée, des concours périodiques d’abord régionaux, puis «panhélléniques» voient s’affronter, dans une nudité qui aux yeux des Grecs contribue à les séparer des barbares, les jeunes hommes des différentes cités. Le premier vainqueur de la course à pied à Olympie est un personnage assez important pour qu’après sa mort son corps serve à délimiter la frontière de deux cités
L’art participe de ce mouvement de la Grèce archaïque, d’abord par la succession rapide des styles et des époques :
- dans le domaine littéraire, la poésie épique disparaît après le VIIe siècle tandis que le lyrisme exprime à la fois les tourments de l’individu et les conflits internes des cités;
- en céramique se succèdent les périodes «géométrique» (IXe-VIIIe siècle), orientalisante (VIIe siècle), archaïque proprement dite (VIe siècle) avec une mutation décisive comme l’inversion des couleurs qui se produit à Athènes vers 530 (apparition des figures rouges sur fond noir).
- Autour des sanctuaires, la sculpture et l’architecture expriment elles aussi à la fois l’esprit de rivalité qui règne entre les cités et à l’intérieur des cités elles-mêmes, ainsi que la souveraineté des divinités poliades et l’esprit de concurrence des donateurs. Enfin, le Panthéon est réorganisé, selon le double principe de l’agôn et du nomos .
Le 6e siècle développe surtout des idées, des techniques, des expressions du siècle précédent, éliminant tout ce que, dans les influences étrangères il avait d’abord
acceptées, mais qu' il ne pouvait assimiler.
Comme par le passé, l’art le mieux connu de cette époque est la céramique. Le goût d’autrefois pour les représentations d’animaux, pour les
monstres ne subsiste guère après le début du siécle. C’est l’homme qui retient à lui seul l’attention, et les peintres de vases représentent durant plusieurs générations des scènes de la vie
courante (banquets, danses rituelles, départs pour la guerre) ou bien des scènes mythologiques (réunions divines, épisodes de légendes, combats contre les Amazones, guerre de Troie, luttes entre
Centaures et Lapithes); certains héros comme Héraclès et Thésée tiendront une place importante dans ce répertoire figuré.
La technique est celle dite de la figure noire : sur le fond rougeâtre de la terre cuite se détachent des silhouettes noires: les détails (musculature, vêtements) sont rendus par des incisions pratiquées au burin, des rehauts d’un rouge pourpre ou d’un blanc éclatant donnent quelque clarté à ces figures noires et permettent de distinguer chacune d’elles dans les groupes; les chairs féminines sont blanches.et celles des hommes rouges.
Vers les années 535, un artiste a l’idée de ne plus traiter les figures en silhouettes, mais de les dessiner au trait et de confier au pinceau le rendu des détails
que l’on demandait auparavant au burin : clarté, lisibilité, possibilité de reproduire avec une plus précise exactitude les traits du visage, et plus particulièrement le regard, tels étaient les
avantages de ce nouveau procédé, dit de la figure rouge, grâce auquel, quelques générations plus tard, les peintres pourront traduire sur le visage les sentiments de l’âme. Cette invention
fut fort appréciée et, Oltos et Euphronios sont parmi les pionniers de cette nouvelle technique.
L' architecture, avec le développement du temple, s’est lancée dans des voies nouvelles. Pendant longtemps, les
constructeurs s’étaient contentés d’élever sur un soubassement de pierre des murs de brique et les colonnes qui supportaient le plafond étaient en
bois. Vers le début du VIe siècle, ils commencèrent à remplacer ces matériaux légers par le marbre ou la pierre.
À l’intérieur de l’édifice, ce sont maintenant 2 rangs de colonnes qui, divisant la pièce en 3 nefs, supportent le plafond.. Assez vite, pour donner à l’ensemble un caractère plus majestueux, le
bâtiment, surélevé sur un socle de 3 ou 4 marches, est entouré d’un portique: et c’est alors que commencent à se fixer les ordres, c’est-à-dire le rapport entre la colonne et l’entablement
qu’elle supporte.
Les deux grands ordres grecs qui, dès l’origine, existent concurremment sont le dorique et l’ionique :
- Le premier est caractérisé par une colonne assez épaisse, striée de 20 cannelures verticales, reposant directement sur une plate-bande continue (stylobate) et supportant un chapiteau très simple formé d’une échine que domine un tailloir carré. Celui-ci supporte à son tour une poutre pétrifiée, l’architrave, elle-même surmontée d’une frise formée de l’alternance de triglyphes et de métopes. Le triglyphe est un bloc sur lequel se détachent en relief trois baguettes verticales; la métope est le panneau de remplissage entre deux triglyphes. Au-dessus de la frise est la corniche, et l’ensemble de ces trois éléments constitue l’entablement qui sert de point d’appui à la charpente d’un toit à double versant.
- Dans l’ordre ionique, la colonne, plus grêle et striée de vingt-quatre cannelures, repose sur une base formée d’une pile de disques et aboutit à un chapiteau qui s’étale en volutes. L’architrave est faite de deux ou trois plates-bandes qui se surplombent en légère saillie; elle est surmontée d’un bandeau continu qui tient lieu de frise.
Le décor occupe dans l’un et l’autre ordre une place importante. Il est réparti dans le fronton. Si la frise est dorique, ce sont les métopes qui le reçoivent, dans leur cadre étroit qui limite nécessairement l’ampleur de l’image. La frise ionique tolère au contraire, si même elle ne l’exige, l’allongement sur toute la surface du bandeau d’une scène dont la composition dès lors risque de manquer de rigueur.
L'expansion colonisatrice s'épuise vers 620, date qui marque le début de l' époque archaïque qui se terminera en 480.
Les invasions des époques précédentes crées une prise de conscience de l'esprit grec, par opposition aux barbares (ceux qui ne parlent pas grecs).
On assiste a de grands rassemblements panahélléniques mais les luttes fratricides ne sont pas rares les jeux et les concours faisant l'objet de tréves pendant leur durée
La Gréce va entrer dans l'histoire, car au-delà de l'approche de la perfection artistique, on assiste également a une trés grande activité culturelle dans le
domaine des sciences (Thalés de Milet, Anaximandre, Anaximéne ...) de la philosophie et de la sociologie (Solon,...) ou de la poésie (Alcés, Sapho ....).
Les temples de l'ordre dorique
Les temples dorique étaient généralement peints. Ils sont intégrés
dans une aire (Témenos) comprenant plusieurs batiments. Cette aire sacrée a autant d'importance que le temple lui-même car elle contient l'autel parfois conçu avant le temple
Les premiers temples ont une structure simple : une seule rangée de colonnes (périptére) entourant une partie centrale divisée en une ou deux salles. Plus tard on atteindra ce qui
est considéré comme un standard du temple grec : une partie centrale en 3 salles : naos (coeur ou cella), pronaos et à l'opposé du pronaos l' opisthodome. Puis la colonnade
se doublera (diptère) la partie centrale comprendra 4 salles, parfois avec des colonnades intérieures lorsque le bâtiment devient trop large.
Les fidèles lors des prières déambulaient entre le mur du naos et du pronaos et les colonnes extérieures.
Les temples de l'ordre ionique
Les grecs de l' Est vont être plus téméraires et c'est donc sur leurs sites que l'art Ionique va surtout se développer.
façade doublement de la colonnade généralement orientée à l' Est. Vers 590 construction d'une galerie couverte (Stoa du sud) remplacée vers 560 par un double
colonnade sur la totalité du pourtour (diptère de l'architecte Rhoikos) qui fut incendié. Le bâtiment est intégralement en pierre et le colonnade extérieur comprend 104 colonnes. Une double
colonnade soutient le naos et le pronaos.
- Temple d' Artémis à Ephése de l'architecte Chersyphron (ou Deinocratès ?) : Il mesurait 115 m x 55 m. Les colonnes de ??? m de haut, étaient ornées à leur base de bas reliefs. Considéré comme
l'une des 7 merveilles du monde, il fut incendié en 356.
Sculptures à l' époque archaïque
Pour être plus lents, les progrès de la statuaire n'en sont pas moins considérables. Tout comme dans la céramique,
les écoles sont nombreuses.
C’est le type du couros qui, avec celui de la coré, retient presque uniquement l’attention des sculpteurs : qu’il s’agisse d’une divinité dans un temple, d’un fidèle qui consacre sa
propre image ou d’un défunt qui veut se survivre et fait placer sa statue sur sa tombe, c’est toujours sous la même apparence que se présente la
statue. Car – et c’est un des traits marquants de l’art grec – le détail particulier, le trait individuel, l’anecdote, le temporaire sont exclus.
Il n’est d’art, comme de science, que du général.
-
Statue féminine, la corè (plur. corai ou corés) apparaît au début de la sculpture monumentale grecque (milieu ~ 7e s.) et se maintiendra jusqu’à
la fin de l’archaïsme (~ 480 env.). Ce type, dont l’origine doit être cherchée en Égypte et en Mésopotamie, demeure particulièrement constant.
Il représente toujours une figure féminine debout, les pieds joints ou, parfois, le pied gauche légèrement avancé, les deux bras pendants, ou bien un bras levé pour tendre une offrande tandis que l’autre tient un pli du vêtement (le chiton long et le peplos).
Le traitement de la corè marquera une nette évolution vers un naturalisme identique à travers le monde grec. Cette particularité est certainement due aux artistes qui, dès cette époque, voyagent beaucoup et atténuent ainsi les caractères régionaux qui pourraient faciliter, actuellement, la répartition précise de ces productions par ateliers ou par écoles. On notera cependant qu’à l’ouest le type est plus mince et plus gracile qu’à l’est.
Ces corai sont généralement sculptées dans le marbre, rarement dans le calcaire. Souvent, elles sont faites de plusieurs pièces assemblées. Les détails du visage (yeux), les accessoires (attributs et bijoux) sont fréquemment ajoutés et traités dans un autre matériau; mais c’est surtout la décoration peinte qui anime la statue par une polychromie héritée de la palette égyptienne. On connaît mal la signification du type iconographique de la corè; les riches trouvailles effectuées en 1885 sur l’Acropole inclinent cependant à n’y voir que des offrandes, disposées seules ou en groupe, particulièrement à la mode dans la seconde moitié du ~ 6e siècle à Athènes.
- .Au ~ 8e siècle et au début du ~ 7e, la Grèce produisit de nombreux petits bronzes représentant des figures masculines debout, de face, qui annoncent toute la série des kouroi (sing. kouros ou couros) qui marquent les premières réalisations de statuaire monumentale, liées à l’apparition d’une véritable architecture religieuse. Les recherches effectuées pour tenter de cerner l’origine du type du kouros (jeune homme, en grec) indiquent aujourd’hui qu’il faut attribuer aux régions ioniennes et aux Cyclades un rôle aussi important qu’à la Crète.
- Le kouros représente un jeune homme — identifié souvent comme Apollon — nu, debout, la jambe gauche généralement avancée pour figurer l’attitude de la marche, les bras tendus le long du corps.
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